• Vote ou pas ?

     

    J’ai hésité le vote cette fois, m’abstenir ou blanc, quel est le meilleur ? Au point où l’on en est, l’un ou l’autre ne sert pas à grand chose.

    Pour la première fois de ma courte citoyenneté j’ai voulu résister au vote, ne pas y aller, m’en foutre, mais je ne peux pas, ma révolte prend le dessus, mon pays, ma terre, tout ça semble plus important que ma propre personne, et je ne peux rien à ça, même résigner de ce faux semblant politique, même complètement catastropher de  cet avenir sombre.

    Rien n’a plus de force que ma conviction d’y croire, croire qu’il est possible de changer les choses, que l’homme n’est pas si débile que ça, ou qu’un avenir est encore possible…

     

    c’est une sorte de bulle en moi, qui rétablit désespérément l’équilibre des choses, tragédie tintée d’espoir qui vain, essaie encore et contre tout, de me faire aimer la vie.. J’ai dit bulle, plutôt fil, fil fragile, presque cassé, que j’accroche de mes deux mains pour ne pas qu’il cède définitivement…

     

     

    J’ai repris espoir un jour dans la politique, quant un parti à décider de prendre le large, à contre courant des autres, arracher sec l’indépendance, quitte à tout perdre…

    Il m’a redonné confiance sur les trois mots de liberté, égalité, fraternité.

    Liberté d’être un individu à part entière, de penser, de vivre, de s’exprimer autrement.

    Égalité de droit, de paroles et de valeur humaine,

    Fraternité, d’aider à faire valoir la parole de l’autre, de la faire reconnaître…

    Tolérance, acceptation de l’autre, j’y crois tout comme à la lutte de se faire respecter et entendre.

     

    Mais plus le temps passe, plus je me rend compte qu’il s’agit là bien d’une utopie.

    Un fantasme rien de plus, un rêve mort né, et un cauchemar bien là, vivant,

    et pourtant… Même si chaque jour est une déception.

     

    Je ferais tout pour ne pas la perdre cette utopie….

     

    4% peut être, et alors… c’est déjà ça.

     

    J’ai toujours détesté prendre parti, sans faute d’avis, je ne connais pas la vérité, je ne suis pas dans la peau des autres et je ne connais pas leurs quotidiens, alors j’écoute et je dis mon avis.

    J’exprime ce à quoi je pense et l’autre aussi, en découle un dialogue bien plus intéressant qu’une propagande à deux balle.


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