• Lampes Casseroles


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  • Je suis fatigué ... Et quoi, qu’est ce que je fais ici d’abord… ??

    Je suis fatigué de toujours devoir lutter pour garder de l’espoir. On dit que l’espoir fait vivre, c’est vrai, mais dans mon cas, ça me fais plutôt survivre. 

    Quant-on regarde ce monde sacrément pathétique, (pathos quand tu nous tiens,) au bord du gouffre, et qui préfère, au lieu d'aller sauver les meubles, chatouiller le nombril du puissant, qui lui, regarde son propre nombril et qui voudrait que son nombril soit le nombril de tout le monde qui respire sur cette planête, on en fini par ne plus savoir ce que sera notre avenir !

    Avenir, ça ne devrait même plus être dans le dictionnaire.

    En fait, j’en ai juste ras le bol de voir des pauvres cons se battre d’arrache pied pour rester con ! Pourquoi sont-ils aussi cons ? Conservons au moins un peu de dignité, arrêtons d’être cons ! Mais un con reste un con, et le pire c’est que tout les gros cons, y sont persuadé que c'est pas eux, les cons, mais les autres... par exemple, moi, pour eux, je suis un con. Bah oauis, Bande de sale cons narcissique, drogué au vide abyssale du progrès va …

    Mai 2011

     


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    “Désespérance est mot courant aujourd’hui, au désespoir de notre quotidien, je me questionne d’ailleurs souvent sur sa finalité.”

    J’ai 26 ans et j’ai l’impression que le monde dans lequel je vis ne m’appartient pas, je le soupçonne d’ailleurs de ne plus avoir d’âme., que dalle, nada et ça m’fout les boules.

    On dirait un asile de fou en liberté, et le monde entier est devenu un asile de fou…

    Et pourtant de l’espoir j’en ai quand même un paquet en réserve. J’arrive à croire en moi, pas narcissiquement parlant, juste que je crois en mes choix, mes actes de tous les jours. Je crois aussi à l’ouverture d’esprit, à la tolérance, qui permet d’apprécier, de découvrir un tas de choses extraordinaires, ou plus ordinaires, du geste à la pensée que l’on ne voit pas. Je crois en un monde meilleur, plus juste. je crois aux valeurs française de liberté, égalité, fraternité, à son histoire, un peu moins à son peuple (et je trouve ça dommage). Je crois aux gens qui m’entourent, mes amis, ma famille, à ceux de mon village que je côtoie régulièrement, village, j’ai bien dis village…

     

    J’ai 26ans et je vis à la campagne, en face d’une pâture à vache… mais l’hiver c’est qu’une pâture toute seule. La campagne c’est désespérant, désespérant tellement y a de l’espoir inexploré, méconnu, ignoré, et carrément inexploité. C’est vrai, on n’est pas non plus dans le désert africain, nos ancêtres se nourrissaient de la terre, une terre fertile, pollué certainement de nos jours, mais tellement, et autrement plus fertile d’imagination, de création, de liberté, d’humanisme, de paysage… de paix !

    La campagne, la nature, le trou du cul du monde, on appelle ça comme on veut, c’est d’abord nos racines, nos repères, qu’on le veuille ou non, qu’on décide de l’ignorer ou de s’enfuir, ça changera rien… que fuyons nous d’ailleurs ? la vie de nos arrières parents, notre passé… ?

    Pourquoi ? pour le progrès certain de la mondialisation, celle-ci qui met tout le monde dehors aujourd’hui, qui nous place au rang de consommateur débile, ou encore qui connecte ensemble, au nom valeureux du progrès, nos vies privées, bafouant ainsi l’identité de chacun au profit de quelques prédateurs assoiffés, qu’on appelle les grandes multinationales…

    Extrait d’interview de Andreï Tarkovski

    N. C. : Comment vous situez-vous par rapport à ce qu’on appelle la “modernité” ?

    A. T. : Comme un homme… qui a un pied sur le pont d’un premier bateau, l’autre sur le pont d’un second bateau… L’un des bateaux va tout droit, et l’autre dévie vers la droite. Petit à petit, je me rends compte que je tombe à l’eau. L’Humanité est actuellement dans cette position.

    C’est désespérant qu’aujourd’hui, même à la campagne on ne peut plus vivre de proximité, ou du moins on galère… Leclerc a mangé les petits commerces, la chine absorbée l’artisanat, kinépolis la culture, l’agriculture j’en parle même pas ! c’est comme si la vie rurale n’était plus qu’un fantôme, l’ombre d’elle même. À ceux qui souhaitent garder la convivialité d’antan, deviennent malgré eux résistants de guerre !

    Leurs QG ? y en a plus vraiment… Depuis que la vie de proximité se fait lessivée par la modernité, et par effet domino, au narcissisme ambiant, c’est-à-dire depuis presque plus d’un siècle, on doit pouvoir compter les lieux de rassemblement sur le doigt d’une main ! Même les associations se déclarent la guerre, souvent au sein même de leurs organisations, baignant à leurs tours dans un climat détestable…

    J’ai 26 ans, je vis à la campagne et y a un QG de résistants dans mon village. D’ailleurs c’est le dernier truc qu’y reste dans mon village. Et attention, c’est pas n’importe quoi comme QG, c’est un endroit qui mélange culture et convivialité entre enfants et adultes, de catégories sociales différentes, du retraité aux personnes en activités, de l’ouvrier au prof, du fonctionnaire à l’indépendant, en passant par l’artistique … Peu importe aussi, l’origine ethnique, l’engagement politique, ou la religion qu’on revendique. Rien de tout ça n’est prioritaire. Ça s’appelle la mixité sociale, l’ouverture aux autres, la différence comme priorité, celle à laquelle je crois. Et j’affirme ici à quel point c’est agréable de pouvoir sortir de chez toi, et d’aller librement dans un lieu où personne ne te juge, ne te prend de hauteur ou se méfie de toi. C’est super agréable de pouvoir bien rigoler sur n’importe quel sujet en buvant une bière ou un verre de vin autour d’une table. De discuter d’un film qu’on a aimé, ou d’un livre.

     

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ! et même comment la plupart des gens ont pu oublier ça… (c’est quand même triste à crever)  c’est pas non plus très compliqué d’en avoir une petite idée, genre l’évolution du travail productiviste (et du chômage), l’immersion tête baissé dans le progrès ( médias, smart phone, voiture individuelle, et j’en passe d’autres. ) ou encore, et ça va de concert, l’argent prédominant, qui met en extase jalousie, haine, mensonge…et violence. Hein mr le président!

    L’argent ! j’ai donc 26 ans, je vis à la campagne, et j’ai « choisi » le milieu artistique, l’argent n’est donc pas un but, ( vaut mieux parce que j’ai que dalle) je pense d’ailleurs que l’argent n’est pas une fin en soi, mais un moyen, un moyen de mettre en forme nos objectifs. Jamais dans ma vie, je n’ai adhéré à l’idée que la place sociale se fait par l’argent qu’on possède, ni même par des diplômes. Le problème, et il est là, c’est qu’aujourd’hui quand tu penses ce genre de choses, t’es pas bien vu… de une ! et de deux ta marge de manœuvre est faible. Pour un tas de raisons: pas de diplôme = pas de valeur = boulot à la chaîne ou carrément pas de boulot, parce que de moins en moins de choix, parce que de moins en moins de petites entreprises, d’artisanats, de commerce, de possibilité parce que pas assez compétitifs avec les chinois, parce que trop la misère pour gagner ta vie et que par leurs critères de valeurs, l’administration et les banques « multinationales » ( les seuls qui existent aujourd’hui ) n’estiment plus la confiance qu’ils mettaient en toi, ou plutôt dans tes bénéfices. Ils t’achèvent, te donnent le coup de grâce… 

    T’es coincés ! t’avais des ambitions personnelles, une envie de t ‘épanouir dans ton travail, d’aimer te lever tout les jours au matin avec la pêche, bah remballe, c’est pas l’époque !

    C’est ce pourquoi j’ai l’impression de ne jamais être à ma place nul part.

    Je finis mon introduction, pour dire que j’ai 26 ans, je vis à la campagne, et je trouve que le monde devient complétement barje !

    C’est pour cette raison que inévitablement, et à force de voter du courant d’air à chaque élections, l’envie d’exprimer cette énorme supercherie s’intensifie tout les jours un peu plus, du fond de mes tripes et malgré moi. J’ai tellement d’autres choses plus importantes et intéressantes à faire…

    Je n’exprimerai donc pas ici La vérité, (qui la détient de toute façon!) mais une vérité parmi tant d’autres,  ou simplement une sonorité qui n’a malheureusement pas la chance, la possibilité de s’exprimer dans la vie de tout les jours.

    Extrait d’interview de Andreï Tarkovski 

    Discuter d’optimisme et de pessimisme est idiot. Ce sont des notions videsde sens. Les gens qui se couvrent d’optimisme le font pour des raisons politiques ou idéologiques. Ils ne veulent pas dire ce qu’ils pensent. Comme dit un proverbe russe, un pessimiste est un optimiste bien informé. La position de l’optimiste est idéologiquement maligne, elle est théâtrale, et elle est dénuée de toute sincérité. Par contre, l’espoir est le propre de l’homme. C’est l’avantage de l’être humain. Il naît avec l’espoir. On ne perd pas l’espoir face à la réalité parce qu’il est irrationnel. Il se renforce chez l’homme contre toute logique. Tertulien disait et il avait raison :

     “je crois parce que c’est absurde de croire.”

    L’espoir a plutôt tendance à se renforcer même face au plus sordide de notre société actuelle. Tout simplement parce que l’horreur, tout comme le beau, provoque des sentiments qui, chez un croyant renforcent l’espoir.


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  • sans toits


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  • Pourri d’France…

     

    Moi j’veux bien me bouger le cul pour mettre du papier dans une boite,

    A voter… mon cul… ça sert à rien !

    Qui que tu sois, t’as pas le choix ! Tu te ramasses toujours une claque !

    de la main droite puis de la gauche, ça rime à rien… ça mène nul part…

    « On veut plus du système, de cette saloperie »…c’est ça oui ! et rien,

    parce que vous pouvez plus vous en passer comme la télé… Sales drogués !

     

    Désolé le siècle des lumières… mais y a plus de courant ici…

     

     

    Parfois j’aurai envie de lâcher prise… je sais bien que c’est foutu,

    On repart dans un cycle infernal, un avenir que dalle, même dans mon village, on vote les bouffent la merde. FN La « peine » dans les deux sens du terme…Limite critique pour un cas extrême …

    Merde, j’veux bien être désespéré, et je le suis, mais pas au point de refaire les mêmes erreurs à chaque fois… Et quoi !… Recommencer le XXe siècle ?! …

     

    C’est vrai que le peuple y gagne… «  Fouette moi encore…oh oui…  plus fort…»

    Au plaisir des grandes industries, des armes, du bâtiment, et de toutes les autres.

     

     

     

    On nous chante tour à tour la gloire du riche, l’ouvrier pauvre, l’étranger de la peur et maintenant ( à la mode) le Vert de Terre … vaste choix politique…bah tiens, aujourd’hui, j’vais défendre le mensonge et l’ignorance, merde on peut mettre qu’un bulletin de vote… Tant pis j’vais pas voter !

    Les autres le feront bien pour moi…

     

    Sauf que et malgré ma désobéissance, j’ai voté mon droit de citoyen, j’ai demandé aux politiques d’arrêter de ce battre comme des gamines de 12 ans et de construire un nouveau pays. Mais j’ai perdu, encore une fois ! Les mêmes discours synthétiques, les mêmes débats inutiles où tout le monde a gagné, et les autres ont perdu. ( Moi je dis le perdant c’est le peuple ) Malgré selon eux un faible taux de participation, tu m’étonnes que les Français ne s’intéresse pas à la politique, déjà arrêter de faire des émissions électorales … parce qu’un débat sur le vent alors que la tempête est là je trouve ça déplacer !

     

     

    …quel programme, j’ai hâte de grandir, de me rendre compte jour après jour l’extraordinaire chance que j’ai de vivre dans ce monde si généreux…

     


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  • Pêche à la belge.

     

     Tournai en belgique


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  •  Pétanque wallonne

     

     Tournai en Belgique...

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  • de Patrice Goasduff & Nicolas Hervoches

     

    " Arrivé massivement en France à la libération, le tracteur a révolutionné le monde rural. "Le tracteur d'orgueil", film de 52 minutes réalisé par Patrice Goasduff et Nicolas Hervoches, nous livre des témoignages d'agriculteurs passionnants et émouvants. Un demi-siècle d'agriculture raconté par ceux qui ont vécu cette révolution.

    Le passage à la mécanisation de l'agriculture a profondément bouleversé le paysage agricole français. L'arrivée du matériel américain d'après-guerre va permettre à toute une génération d'agriculteurs de ne plus reproduire les méthodes qui ont epuisé leur père. C'est désormais une agriculture qui produit en quantité et où la pénibilité du travail a considérablement été réduite. 

    Ce documentaire se base sur de nombreux documents d'époque. Les interviews d'agriculteurs permettent de se faire une idée plus précise de ce pilier de la politique agricole d'après-guerre. Le dicton à la mode était alors : "deux chevaux valent un tracteur".

     

    tracteur d'orgueil

     

     

    Je viens de terminer le visionnage, et même si au fait, ça ne m'apprend pas grand-chose de nouveau, je le conseille vivement.

     

    En réalité, c'est pas qu'une histoire de tracteur, ou bien même encore de notre passé, c’est, à mon regard, une partie importante de notre avenir, et des questions à se poser sur la ruralité, sur le vivre ensemble en campagne.

    Faut pas être idiot, pour se rendre compte qu’il n’existe en fait aucune politique, ni aucune vision de la ruralité, celle qui domine c’est la politique des villes, de l’argent et de la bourse. 

    C’est sûrement une fatalité… Pour l’instant.

     

    J’étais déjà étonné, il y a quelques jours, d’apprendre par le biais d’un reportage, qu’on capitalise les vieux en bourse !! dingue ouais !

    De grandes entreprises posséderaient une bonne partie des maisons de retraites en France… je suis peut-être naïf,  ou idéologue va savoir, mais je trouve quand même que c’est complètement dément.

    Et qu'on me dise pas que c'est normal dans la logique du marché actuel ! 

     

    ( Si on capitalise des êtres humains invalides et sans défenses, comment ne pas capitaliser la terre, l’eau, la bouffe et tout le reste de visible sur cette planète ! )

     

     

    Après ça, c'est sûr, rien ne peut plus me surprendre …

     

    Mais là, je m’éloigne du sujet…

     

     

    Tracteur Orgueil2

     

     

    Le documentaire met en parallèle, 3 façons de cultiver la terre.

    - Celle à la maniere d'une entreprise, productiviste   « faut que ça aille vite,  en très grand. À l’américaine quoi ! » GPS intégré au tracteur, et peut-être un jour l’ipad 2, avec l’application « moi et ma ferme »

    - Celle de ceux qui résiste pauvrement, à l’ancienne, certainement pour garder leur éthique.

    « je veux juste vivre simplement … avec ma ifourche »

    - Et la dernière, les autres, ceux qui ne savent pas vraiment, ou contraint de ne pas savoir. Motorisé mais pas trop quand même, culture bio ou bien exploitation intensive de nos terres ?

    Je dis nos terres, parce qu’au fond, ça nous appartient aussi… (pas à la manière soviétique mais éthique. )

     

    3 visions différentes, et certainement des idées à prendre dans les trois.  Mais qu’est ce qu’on s’en fout !! Discuter ça sert à rien, de toute façon c’est la faute des autres. La faute à cette société !

     

    Bah voilà c’est ça la campagne maintenant, des cités dortoires, avec des grands champs autours.

    Allez, allons-y gaiement, suivons la bien-pensante urbaine…

     

    Il me viendrait presque l’idée de croire qu’un jour, chacun se rendra compte de la responsabilité qui est la sienne.

    Et une des questions à laquelle on devra, obligatoirement répondre, c’est quel modèle suivons-nous ??

    Celui de la ville, du progrès et de son frère l’individualisme, ou bien celui du vivre ensemble. Et comme des cons, on va attendre 2012, pour se prendre une veste. C’est comme ci on attendait, sagement, que le roi nous aime.

     

    Mais bon d'ici là, le mal est fait et moi je ne suis qu’un jeune id(iot)éaliste inquiet, qui vit à la campagne et qui se pose quantités de questions sur l’avenir, rien d’important…

     

    Ceci dit, tout ça est mis en évidence dans ce documentaire ...

     


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