• Lettre d’un insensé

    Enveloppe la peur que suscite cette société. J’angoisse.

     

    Lorsque dans les dernières pages de Demian°, l’allusion à la seconde guerre fait son apparition, La description me semblait très proche, trop peut-être, de l’état actuel de notre monde, si proche que je pensais presque lire un livre tout juste sorti de librairie. Ce qui m’a d’ailleurs cogité l’oignon pendant quelques jours.

    Et y a pas de « je suis pessimiste ! » c’est de la logique…Ça s’appelle : « apprendre des échecs et succès de notre passé » ça se trouve au rayon Histoire. Et Demian au rayon littérature.

    Simplement disons que, le passé est connu, le présent lui, se découvre, et l’avenir reste une énigme.

    Sauf que dans le passé, pour nous aujourd’hui, l’avenir n’était pas une énigme. Vu que c’était le passé. On est donc le futur des gens du passé, et le passé des gens du futur.

    Mais, les gens du passé étaient aussi les gens du futur pour les gens du passé encore avant. C’est-à-dire que le passé et en lui-même le futur. C’est pour ça qu’on dit qu’on apprend du passé. Parce que c’est notre futur. Mais on est tellement bête qu’on refait toujours pareil, alors c’est facile pour moi de connaître mon avenir. Vu qu’il est dans nos présents livres d’histoire.

     

    En faites ce n’est que la structure, la forme grossière, on ne connaît pas les dates, les lieux, les protagonistes, le monde évolue, les outils évoluent, les armes évoluent…

    La baïonnette en main pour attaquer le pays d’a coté, c’est fini tout ça on utilise des drones maintenant… C’est comme de jouer à la Playstation en mangeant du pop corn.

     

    La fois dernière j’écoutais parler du Kosovo aux infos, sur sa possible reconnaissance d’indépendance, et cela m’est venu, à me dire qu’avec le temps, on a oublié qu’il s’agit le plus souvent du déclencheur, je veux dire qu’un fait-divers, un petit pays, juste un pétard de gamin peut, seul, déclencher une catastrophe mondiale. Quel est-il le prochain ? De celle qui se prépare lentement et sournoisement…

     

    Sournois comme un trader du cac40…

     

    Bah oui, maintenant Wall street sanglote des larmes. ( Faux, Wall street est un ensemble de traders, un trader ne peut pas pleurer, donc Wall street ne peut pas pleurer ! )

     

    L’économie vis donc une grave crise, et je suis persuadé, jusqu'à preuve du contraire, qu’il ne s’agit là que d’un petit amuse gueule. Même si on nous chante à coup de fourchette que c’était le plat principal… d’où l’histoire : La garde faux culs, sur un arbre perchée, tenait en son bec un gros fromage pourri et Gloire à celui qui dit la vérité…

     

    Petit à petit, comme une infusion de thé, de nouveau pays riche et immature joueront avec nous à la chaise musicale, qu’est ce qu’on rigole, puis la branlée, on voit de nos gros yeux un remodelage de la géopolitique, jusqu’à ce qu’ils nous éjectent de la table, puis du restaurant. On pourra toujours faire les poubelles dudit restaurant…

     

    Et comme la faim pousse toujours l’homme à faire n’importe quoi, plus encore quand un empire doit admettre la fin de son règne. On verra des bouffent-la-merde* prendre les commandes… Chefs des poubelles s’auto sacreront. et l’arroseur s’arrose.

     

    Accumulons tout ça aux épisodes climatiques ! Et BAM,

     

    Ça promet d’être gai ! L’espoir d’un utopiste n’a plus rien à faire ici-bas…

    Même Dieu, et dieu sait que je ne crois pas en lui, sous cette forme, mais si l’est là quand même, doit être autant navré qu’hilare de notre incompétence.

     

     

    ° Demian de Hermann Hesse   

    * Dictateurs.

     

     


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :