• La vie contaminée,

    ...vivre avec Tchernobyl

     j’y suis pour rien, si on ne vit pas dans le monde heureux des bisounours…

     

    Tchernobyl.jpg

     

    Je trouvais que la situation était particulière ce week end, pour parler de ce documentaire,

    « La vie contaminée, vivre avec Tchernobyl » de David Desramé et Dominique Maestrali.

    Qui comme son nom l’indique, parle de centrale nucléaire. ( Comme celle de Fukushima au Japon ou plus proche Gravelines)

    Mais principalement, et c’est pour ça que j’en parle, de l’après-catastrophe d’une centrale nucléaire, sur le long terme. ( ou éventuellement, un risque de catastrophe éventuel, je dis bien, éventuel « du genre ça pourrait se reproduire n’importe quand, n’importe où, mais pas en France bien sur !!)

    Le dvd est sorti en 2000, soit 14 ans, plus tard, filmé clandestinement.

     

    " La Biélorussie, ex-république soviétique, est un petit état coincé entre la Pologne, la Russie et l’Ukraine ; elle est le territoire le plus touché par l’explosion, en avril 1986, du réacteur nucléaire de Tchernobyl (Ukraine).

    Vingt ans après la catastrophe, cette enquête, tournée clandestinement, montre ses conséquences pour les populations des zones contaminées.

    Etres humains, faune et flore, eaux et sols… Tout et tous sont touchés par cet empoisonnement insidieux dont de nouveaux effets sont régulièrement découverts."

     

    Ce documentaire évoque donc les bouleversements qu’engendre une telle catastrophe dans la vie humaine, et des conséquences. De sa terre natale à quitter, ses racines, en passant par la santé, la nourriture, ou par les chamboulements sociaux, environnementaux et économiques, et enfin par le désespoir qui en découle.

     

    Le portrait fait, de tous ces gens interviewés, tous ces gens oubliés de nos mémoires, ont de l’impact. En vérité ils ne sont pas très différents de nous, ils ont beau être biélorusses ou russes, il n’en reste pas moins des gens normaux, qui cultivent la terre pour manger, qui aiment leurs maisons et leurs campagnes natales, qui se rassemblent pour faire la fête, "rassemblaient", je devrais dire, parce que rien n’est plus comme avant pour eux.

    En regardant le doc, j’essayais de me mettre à leurs places, comme si ça m’arrivait à moi, comme si du jour au lendemain, on me retirait tout, sans que je puisse me défendre... on pourrait tous être eux, c'est vrai ! sans penser fatalisme mais en parlant réel, concret, au cas où, on n’y pense jamais à la centrale de Gravelines, ou une autre ailleurs, pas loin, moi je me lève tout les matins et je ne pense jamais à elles, personne ne pense à elles !

    On va me dire, ça n’explose pas tous les jours. Je suis d’accord ! mais géographiquement l’étendue de la perte humaine est quand même démesuré… C’est d’ailleurs et principalement pour ça que j’en parle, parce qu’on n’en parle jamais, ou très peu, d’où l’intérêt de voir ce genre de documentaire, ça fout le moral à zéro c’est certain, mais c’est bien une réalité qui existe, ou pourrait éventuellement exister. Et c'est bien d'en être conscient.

     

    Je ne suis pas militant Greenpeace, ni d’un parti écolo, je suis juste jeune et obligé de vivre sous un tas d’épées de Damoclès, alors qu'au fond j’ai rien demandé ! ( Le nucléaire en fait partie, en toile de fond.) Ceci est un avis personnel.

     

     

    Laurent

     

     

    Si le sujet vous interresse, lire ce complément journalistique du diplo


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